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Un texte 'produit' par la classe Acot en 97-98

Ce texte est un des premiers produits avec les ordinateurs dans le cadre d'un travail scolaire ..Une "pièce historique" ???.

MARCHAL Caroline, 4ème A Travail de français Le 12 janvier 1998
Jérôme raconte...

A sept ans, je me suis tordu le pied en jouant au football.

Je courais après la balle lorsqu'un adversaire, grand et fort, vint me pousser brusquement. Je me tordis la cheville et me retrouvai par terre, étalé la tête dans la gadoue. L'arbitre siffla et donna un carton rouge à Thomas, mon adversaire. Thomas sortit du terrain en me regardant d'un air méchant.

Pendant un certain temps, j'essayai de me relever mais je n'y arrivai pas. Alors mon entraîneur vint me chercher avec une civière et me déposa dans les vestiaires. Je dormis jusqu'à la fin du match.

Quand les autres entrèrent, je me réveillai. Thomas arriva énervé, me plaqua contre le mur et me donna plusieurs coups de poing. Pour la deuxième fois, je tombai par terre et cette fois, je me réveillai à l'hôpital.

Thomas était à côté de moi. Voyant que je me réveillais, il s'excusa pour tout ce qu'il avait fait. Il me serra dans ses bras et me dit qu'il était content de me voir réveillé.

Mais suite à cet accident, ma mère ne voulut plus que je joue au football...

Je trouvais cela injuste parce que tous mes copains pouvaient jouer au football et moi je devais me contenter de les regarder jouer.

Ils jouaient bien. Leur équipe était deuxième au classement.

Lorsqu'ils jouèrent contre l'équipe classée première, ils auraient pu gagner le match. Malheureusement, deux joueurs se sont blessés et comme ils n'avaient qu'un remplaçant, ils ont dû jouer avec dix joueurs.

Après le match, ils ont pris leur douche puis ils sont allés boire un verre de coca et là, ils se sont tournés vers moi et m'ont dit: "On doit te demander quelque chose de très important. Si on te le demande à toi, c'est parce qu'on sait que tu en crèves d'envie... Nous voudrions que tu viennes jouer avec nous dans notre équipe de football. On a besoin de toi pour compléter notre équipe et en plus il nous faut un gars comme toi qui joue bien et surtout qui aime le foot et qui ne joue pas seulement pour gagner".

J'eus la larme à l'oeil et je leur dis: "Vous savez bien qu'il n'y a rien de plus beau pour moi que de jouer dans votre équipe, mais depuis mon accident, ma mère ne veut plus entendre parler de football. Elle soutient que le football est très dangereux et qu'elle ne veut plus payer l'hôpital pour ça. Je ne vous l'ai pas dit mais depuis que mon père est parti en Amérique et qu'il nous a laissés ma mère, mes trois petits frères et moi, elle doit régulièrement travailler la nuit dans un café qui se trouve à une heure de la maison. Elle aide a servir au bar. Pendant ce temps là, je dois m'occuper de mes trois petits frères. Tout ça pour vous dire que ça ne servirait à rien de lui demander".

Là, le capitaine d'équipe se leva et me dit: "Tu sais, tu peux encore attendre comme ça longtemps. Si tu ne lui demandes pas, je suis sûr qu'elle ne te le proposera jamais. Je la comprends un peu ta mère, la dernière fois que tu as joués au foot, tu as failli y rester!! Mais ce n'est pas une raison. Tu l'aides tout le temps et elle ne te donne même pas de récompense... Elle pourrait quand même t'offrir ce plaisir de jouer au football! Et bien sûr tu continuerais à l'aider à la maison. Après tout, tu peux lui dire que si elle ne veut pas que tu fasses du foot et bien que tu arrêtes de préparer à manger, faire la vaisselle, mettre la table et la débarrasser, ranger les chambres de tes petits frères..."

Je me levai et lui dis que je ne pouvais pas faire ça à ma mère et que si je ne l'aidais pas, elle serait débordée.

Je sortis en claquant la porte de la buvette. Je m'en allai par le sentier qui longe le terrain de foot. Je sautai par-dessus la clôture pour arriver dans un champ plein de boue et de crottes de vache. Un taureau essaya de s'approcher de moi et au lieu de m'enfuir, je lui fis peur. D'habitude je n'aurais pas fait de mal à une mouche, mais là j'étais tellement énervé que je le chassai avec des pierres. Le taureau courut près des autres vaches et je pus traverser le pré. En repassant la clôture, je déchirai ma chemise. Fou de rage, je traversai la rue pour donner un coup de poing au premier arbre venu.

J'étais vraiment triste et désespéré: ma famille pauvre, le travail qui m'attendait en rentrant chez moi et mon rêve le plus cher qui ne pouvait se réaliser.

Je me remis à marcher lorsqu'il commença à dracher.

Après plusieurs heures, je vis une forêt et je décidai de la traverser, le temps qu'il cesse de pleuvoir. La forêt était sombre et brumeuse. Elle ne m'inspirait pas confiance mais je décidai de la traverser quand même. Tout en marchant, je regardais les arbres nus. Il y en avait de toutes sortes. Je m'arrêtai devant un marronnier lorsque je vis passer, sur une fine et longue branche, un écureuil. Puis je me remis à marcher. Sur mon chemin, il y avait des dizaines de limaces qui progressaient dans la boue et dans les flaques d'eau.

Je commençais à avoir froid et faim, alors j'accélérai mon rythme de souris au rythme de chat. J'étais trempé jusqu'aux os et mes cheveux blonds dégoulinaient sur mon visage. C'est alors que j'eus des frissons dans le dos. Je me retournai et vis une bête étrange avec des grandes dents. Elle était monstrueuse. Elle était sur le même chemin que moi et elle avançait de plus en plus vite. Je baissai la tête et vis les flaques d'eau qui tremblaient, alors je me mis à courir le plus vite possible, mais une racine se mit en travers de mon chemin et je ne pus l'éviter. Je me retournai pour voir si la bête était encore là, mais elle avait disparu. J'avais eu une vision...

Je me relevai péniblement et continuai ma route.

Je ne savais plus par où aller; j'étais perdu en plein bois! Je continuai tout droit encore une fois désespéré. C'est alors que je vis le même écureuil qu'il y a deux heures. J'avais l'impression qu'il m'appelait; alors je suis monté près de lui, dans l'arbre, et comme pour me remonter le moral, il vint se frotter contre moi. Quand soudain je vis du haut de l'arbre la fin de la forêt.

Aussi vite, je descendis de mon perchoir et remerciai l'écureuil de m'avoir montré le chemin.

Quand je sortis de la forêt, il cessa de pleuvoir. J'étais dans un sale état...

Ma chemise déchirée, mes chaussures pleines de boue, mes vêtements trempés et mon poing gauche sûrement fracturé. Mais le principal, c'est que je me sentais libéré après toutes ces frayeurs.

Je me retrouvais ainsi au bout du village, près de l'école maternelle. Ainsi me vint l'idée d'aller voir si mon petit frère Arthur était encore en classe.

Quant à moi, j'avais fini l'école depuis quelques jours puisque j'étais en sixième primaire.

Je passai donc à son école, mais il n'était plus là. Cela me paraissait bizarre mais je me rassurai en pensant que la voisine l'avait probablement emmené avec ses enfants. Je continuai à marcher quand soudain j'entendis une voix qui me dit: "Je crois que tu as assez marché maintenant. Tu as vu dans quel état tu t'es mis? Il faut que tu rentres chez toi car ta mère va s'inquiéter. Si elle ne s'inquiète déjà pas ...!"

Il n'y avait personne autour de moi, alors je pensai que c'était mon ange gardien qui voulait me conseiller.

J'avais la fringale et encore pas mal de chemin à parcourir. La température était de plus en plus douce et les nuages se dissipaient. Dans le firmament, une pleine lune me contemplait. Le tout me donnait des ailes.

Mais j'avais de plus en plus faim et la gorge sèche. Heureusement, je passais par une épicerie et pus ainsi me ravitailler.

Je me retrouvais en pleine forme et prêt à affronter les remarques virulentes et désagréables de maman qui prétend toujours avoir raison.

Avec elle, aucun dialogue n'est possible et, malgré tout, j'éprouvais beaucoup de respect pour ma mère, seule depuis le départ de papa.

J'arrivais à point pour aider aux travaux ménagers: dresser la table et préparer le souper. Nos menus étaient simples; ils alternaient entre les pâtes et les omelettes. Nous profitions bien.

Venait ensuite, pour les trois petits, l'heure de se coucher. Comme j'étais rentré trop tard, ma mère m'interdit de regarder mon émission préférée à la télévision. Je fis donc la vaisselle, puis je montai dans ma chambre.

Comme tous les soirs, j'écoutai la radio pour connaître les résultats des matchs de football. Bois-de-Villers était mon équipe préférée. Elle gagnait régulièrement parce que c'était une équipe soudée, dynamique et surtout motivée.

A cet instant, la radio annonçait la victoire de celle-ci contre l équipe de Lesve et je m'endormis sur cette bonne nouvelle.

 Cette nuit fut à la fois paisible et dantesque à cause des rêves qui la traversèrent.

Cela se déroulait en Angleterre. Les gradins étaient bondés et les hoolighans étaient présents. Ils hurlaient et moi de même. Je vociférais et brandissais des drapeaux lorsque, tout à coup, je me retrouvai sur le terrain. Je dribblais, je doublais, je fauchais et fonçais la balle au pied dans le galle adverse. Les cris de joie ou de déception redoublaient. Le match se termina dans un brouhaha infernal. Tels des délinquants, les hoolighans grimpèrent aux barreaux et envahirent le terrain. Les policiers eurent fort à faire. Puis lentement, la foule se dissipa.

Et je me retrouvai sur la carpette de ma chambre...

 A l'âge de douze ans, j'entrai dans le secondaire. Je n'étais plus nécessaire à la maison et j'avais grand besoin d'une formation. Pour commencer celle-ci, l'internat était idéal. J'étais ravi d'y entrer parce que je pourrais ainsi pratiquer mon sport favori.

Le mercredi après-midi était consacré à toutes les disciplines: escalade, basket, volley, badmington et surtout le football.C'était un vrai régal; je pouvais enfin me défouler.

Mes nouveaux amis et moi formions une belle équipe, pleine de punch et passionnée.

Au fil des semaines, on s'améliorait. Nous étions prêts pour des matchs interscolaires. Vu mes résultats positifs et grâce à l'entraineur de foot, je pouvais, après plus de six ans, jouer enfin dans l'équipe provinciale de

Bois-de-Villers. Heureux, je complétai l'équipe à la satisfaction de .tous. J'allais pouvoir montrer mes capacités et aussi m'émanciper.

Je terminai mes études comme externe.

 Les deux premières semaines à Bois de Villers, j'étais souvent sur la banquette. Mon entraîneur me disait que c'était la meilleure solution pour débuter. Puis, il m'apporta le maillot numéro "11" et je pus commencer à faire partie à part entière de l'équipe.

J'ai d'abord joué pendant dix minutes, puis une mi-temps et enfin, tout le match. J'étais le plus jeune de l'équipe et j'en ai vite été le préféré. Après les victoires, nous allions toujours manger dans un restaurant italien. Les spaghetti était notre plat préféré. Après le souper, nous allions boire un verre au café d'en face pour continuer à fêter la victoire. Bien sûr, je rentrais avant minuit, parce que le lendemain, je devais me lever tôt. Au début, pour aller à l'école, puis plus tard, lorsque j'eus 21 ans, pour rejoindre mon travail de vendeur dans un petit magasin de meubles en bois.

Entretemps, je rencontrai une jeune et jolie fille.

J'avais remarqué qu'elle m'observait depuis quelque temps pendant les entraînements et les matchs de football.

On fit connaissance et comme on s'entendait bien, on est sorti ensemble. Elle habitait un appartement situé dans la rue principale du village et on allait toujours chez elle parce que ma mère n'aurait jamais accepté que je ramène une fille à la maison. Son appartement était assez spacieux. Il y avait deux chambres, un salon, une petite cuisine, une salle à manger et une salle de bain. Ses parents habitaient une superbe grande maison dans le sud de la Belgique, près de la frontière française. On aurait même pu dire que c'était un château. Autour de la grande maison,il y avait presque deux hectares de terrain. Et en face de la maison, une allée d'arbres pour y accéder. C'était donc le paradis quand on allait leur rendre visite. Un soir, j'étais chez mon amie, je lui offris le champagne et je la demandai en mariage. Elle avait les larmes aux yeux et me fis signe de la tête qu'elle était d'accord. J'étais si heureux de sa réponse que je la serrai très fort dans mes bras.

 Après le mariage à l'église, on alla tous à la maison de mes beaux-parents. Une longue table était dressée et pour chaque personne, il y avait une carte avec cette inscription: "Mathilde et Jérôme".

Toute ma famille était là, sauf mon père qui était reparti, cette fois en Australie, pour son travail de vétérinaire. J'étais content de revoir mes trois frères que je n'avais vu depuis longtemps. Le plus jeune, Louis, venait de rentrer en première rénové. Quant aux deux autres, Simon et Antoine, ils poursuivaient leurs humanités. Simon était en sixième et Antoine en quatrième.

Après le mariage, j'allai m'installer dans l'appartement de ma nouvelle épouse. Et bien sûr, je continuai à jouer au football.

Ma femme travaillait dans un salon de beauté. Après un an, on eut notre premier enfant, un petit garçon qu'on nomma Frédéric. Mathilde dut arrêter de travailler après cette naissance pour s'occuper du bébé, puis on le mit à la crèche.

Deux ans après venaient au monde Arnaud et Lionel.

Et comme nous commencions à avoir certains moyens financiers, on fit une petite fête dans l'appartement. On invita ma mère, les parents de Mathilde et trois copains de Frédéric qui venait d'entrer à l'école.

Neuf mois après la naissance des jumeux, les parents de Mathilde, Françoise et Charles moururent tous deux dans un accident de voiture.

A la demande de ma femme, on alla s'installer dans la maison de ses parents, là où elle avait grandi..

Le soir de notre déménagement, j'étais en train de regarder un match de football à la télévision, quand Mathilde arriva précipitamment pour me dire qu'elle allait accoucher. Je l'emmenai à l'hôpital où elle fut directement installée dans la salle d'accouchement. On dut lui faire une césarienne. Je me souviens que, pendant ce temps-là, j'attendais dans la salle de jeux avec les trois garçons. Peu de temps après, l'infirmière m'annonçait la naissance de deux petites filles. On leur donna comme prénoms Cécile et Virginie.

On avait donc maintenant cinq enfants . On décida de faire une petite pause de trois, quatre ans.

Pour se détendre, on partit en France pendant deux mois avec les enfants parce qu'on ne voulait pas les abandonner aussi longtemps. On était dans une petite maison entourée de vignes. Derrière la maison, il y avait une piscine et une petite plaine de jeux. Le soleil était tout le temps présent. On dut même acheter cinq petits chapeaux et de la crème solaire "haute protection" pour les enfants.

Le dernier jour, on fit appel à une baby sitter pour garder les quatre petits afin que l'on puisse visiter la région avec Frédéric. On visita un musée de voitures, un musée de peintures et un superbe et grand château. Puis on rentra à la maison car il était temps de faire les valises. On embarqua tout le monde dans la Peugeot 306 break dans laquelle on avait ajouté deux sièges pour les jumelles. On était tous prêts à partir quand je vis que le pneu arrière gauche était crevé. Je dus vider le coffre pour prendre le pneu de rechange. Heureusement que j'avais pris des cours de mécanique étant plus jeune: je ne mis que dix petites minutes pour le remplacer. On arriva à destination vers minuit.

 Deux ans et trois mois plus tard, ma femme accoucha d'un petit garçon que l'on nomma Florian.

Et par décision, ce fut le dernier enfant.

 A six ans Frédéric était maintenant entré dans l'équipe de football de Bois-de-Villers.

Cette année-là, on décida de faire construire un terrain de football dans notre propriété. Tous les mercredis après-midis, Frédéric y jouait avec Arnaud et Lionel. Quant à Florian, il se contentait de regarder.

Puis à six ans, il entra à son tour dans l'équipe de football. Ils faisaient donc tous les quatre du football. Quant aux deux filles, elles préféraient le tennis. C'est pour cela que lorsqu'elles eurent dix ans, je fis construire un terrain de tennis pour qu'elles s'y entraînent.

Quand Frédéric eut fini ses humanités, on lui offrit la Peugeot 306 décapotable.

Il en rêvait depuis ses quatorze ans, c'est pourquoi je décidai de la lui offrir. Je ne l'avais jamais vu aussi heureux...

Nos cinq autres enfants étaient tous en humanité: Florian en première, les jumelles en troisième et les jumeaux en quatrième.

L'année suivante, Frédéric commença des études de médecine qu'il réussit brillamment.

Pendant sa dernière année d'étude, il fit un stage en Afrique pour soigner bénévolement les pauvres qui n'avaient pas assez d'argent pour payer un séjour à l'hôpital. Là-bas, il trouva une famille qui voulut bien l'accueillir. Il fut aussi nourri et en échange il leur offrait ses soins.

A 22 ans, il revint d'Afrique avec une jeune africaine et nous annonçait qu'ils voulaient se marier. On fêta son mariage puis ils repartirent vivre en Afrique.

 Quant à moi, mon boulot devenait maussade, alors je décidai de vendre des voitures.

Je construisis un garage tout près de chez moi et je choisis d'être concessionnaire "Peugeot". C'était comme mon fils ma marque préférée.

Quand le garage fut construit et que je pus y mettre les voitures, j'achetai directement mon modèle favori, la Peugeot 306 rouge. Comme il n'y avait pas d'autre garage dans le village, j'eus vite beaucoup de clients, dont une jeune femme blonde très sympathique avec qui je fis connaissance. Elle se présenta sous le prénom d'Isabelle. Elle me dit qu'elle recherchait une bonne voiture parce qu'elle était professeur dans une école située assez loin de chez elle. Je lui conseillai sans hésiter le Peugeot 306. elle accepta et ajouta qu'elle aimait la couleur rouge, mais pas le rouge vif, plutôt le rouge bordeaux. On remplit les papiers et elle repartit avec sa belle voiture. J'étais content de lui avoir vendu cette voiture parce que je trouvais que c'était une très bonne voiture et aussi très mignonne.

Quand je rentrai chez moi vers six heures, ma femme avait préparé le souper. Cela sentait très bon, elle avait mis deux bougies sur la table et avait éteint les lumières: Un vrai souper aux chandelles. Ce fut pour moi une superbe journée suivie d'une superbe soirée...

Le lendemain matin, les garçons avaient entraînement de football et moi, au soir, je jouais un match important contre l'équipe première au classement. Il ne fallait donc pas que j'aille coucher trop tard. Il fallait que je m'entraine toute l'après-midi, puis ensuite aller chercher les garçons parce qu'ils ne voulaient rater aucun match de leur père. J'étais devenu un des meilleurs joueurs de l'équipe. J'avais déjà trente cinq ans et j'allais donc pourtant bientôt devoir quitter l'équipe première, à mon grand regret!

 Je fis encore cinq à six matchs puis vint le moment d'arrêter de jouer en équipe première... L'âge était là...

Après deux années de repos, je décidai de créer une équipe de vétérans. De plus, grâce au départ de l'entraîneur de l'équipe de mes fils , je pus reprendre cette fonction et ainsi contribuer au succès de mon club favori. Entraîner Arnaud, Lionel et Florian m'a ainsi procuré autant de plaisir, si pas plus, que lorsque j'étais moi-même sur le terrain...

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